Être ensemble. Juste être ensemble

Être ensemble. Juste être ensemble

19 février 2020
Temps de lecture : 3 minutes

Desneiges Paquin, Service des communications et du marketing
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C’est la Saint-Valentin. Nous avons carte blanche… Spontanément – et parce que la Saint-Valentin, ça ne se réinvente pas -, nous souhaitons aborder le thème de l’amour avec le genre d’histoire qui commence par il était une fois …. Mais pas l’amour au temps des princes et des dragons, plutôt celui qui nous ramène à nos valeurs, à ce qu’on chérit dans la vie du quotidien. Pas forcément romantique, juste réaliste. Vrai et déterminé.

« Une histoire d’amour? »  Oui. Mais une histoire qui nous permet d’apprendre que ce n’est pas toujours facile d’être des amoureux, particulièrement en vieillissant. Comme dans les CHSLD.

« C’est vrai… mais je pense que c’est possible d’être ensemble, même dans un CHSLD, non…? »

Le simple fait d’avoir eu cette réflexion nous gêne quelque peu. Certainement que ça doit arriver! Allons à la source.

C’est donc un go! Nous partons à la quête des amoureux, des vieux amoureux qui s’aiment jusqu’à la fin, MÊME en CHSLD. Nous n’avons pas eu besoin de chercher bien bien loin pour nous faire expliquer que c’est possible par le biais de la réunification familiale. Et on nous réconforte : la réunification familiale, c’est pas juste un beau terme corporate, ça existe. Et ça arrive pour vrai.

Un peu fébriles, nous recevons le profil de quelques couples de résidents intéressés à notre démarche. Inopinément, une collègue nous arrive la même journée avec l’histoire de Suzanne et Mainga. Un couple hors  du commun. Nous devons raconter cette belle histoire. Et ajouter une page à la mémoire collective de ces deux incroyables récits de vie.

Sans brûler le punch, il y a d’abord Toula. Le fils attentif qui vient tous les jours déjeuner avec ses parents. Au fil de ses paroles, nous apprenons à connaître leurs passés surréalistes avant qu’ils n’arrivent à Montréal en 1972. Des trésors de mémoire d’une époque si lointaine. Puis, il y a Suzanne Bassanoff. L’amatrice de musique qui nous mime la confection de ses vêtements haute couture. Et finalement, Mainga Bassanoff, le fringant boxeur et cavalier de cirque qui nous raconte son départ précipité de l’Allemagne Nazi en 1945… après un combat de boxe épique contre le champion des poids lourds. De fait, Mainga a boxé durant la deuxième guerre mondiale : il quitte donc l’Allemagne pour joindre un cirque en tournée, afin de montrer comment les cosaques se battaient! Il parcourt ainsi l’Europe durant près de 8 ans. Et c’est lors d’une tournée en France qu’il fait la connaissance de Suzanne… Le caractère unique de cet homme – d’une humilité déconcertante – est bien palpable.

Vous comprenez donc que nous avons réussi notre mission : trouver l’amour en format vrai. Celui d’un couple, mais aussi d’une famille qui profite des moments présents. Ah oui! Juste parce que c’est dans le director cut, ils ne sont pas simplement arrivés à Montréal en 1972, mais avant d’aménager au CHSLD, ces éternels amoureux avaient toujours habité le même appartement situé à côté du Métro Frontenac! Quel contraste avec leur jeunesse de grands nomades!

2 commentaires

  1. Quel beau reportage. Bravo Desneiges pour ton excellent article. Tu as beaucoup de talent pour raconter des histoires. Bravo aussi à François pour la vidéo empreinte de sensibilité et d’humanisme. Une bien belle histoire pour la Saint-Valentin. Bravo enfin pour le titre accrocheur et qui dit tou.

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