La rédaction
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La journée du 15 juin a été reconnue et désignée par les Nations Unies en 2011 comme étant la Journée mondiale de la lutte contre la maltraitance envers les personnes aînées. Cette reconnaissance est à la suite d’une demande du Réseau international de prévention contre la maltraitance envers les personnes âgées. Quelques années plus tôt (2006), 2006, ce même réseau lançait pour la première fois cette importante journée où tous se rassemblent pour s’opposer aux torts causés aux aînés en situation de maltraitance.
Souligner la journée internationale de lutte contre la maltraitance représente une occasion de promouvoir les efforts pour contrer la problématique de la maltraitance envers les personnes aînées, souvent passée sous silence. En effet, cette problématique n’est pas simple et mérite une attention particulière. Pensons, notamment, au fait que plusieurs personnes aînées craignent de partager les situations de maltraitance qu’elles vivent, par crainte d’abandon, de représailles, de jugement, etc. Au regard de cette triste réalité, nous savons qu’il existe autant de raisons pour souligner l’importance de cette journée internationale. Ainsi, nous profitons de cette Journée pour partager nos préoccupations communes afin de lutter contre la maltraitance et promouvoir la bientraitance envers nos aînés.
Nous reconnaissons tous que la maltraitance envers les personnes aînées existe. De cela, il importe d’être attentif aux différents facteurs de risque de la maltraitance auxquels les personnes aînées peuvent être confrontés. Dans le contexte de confinement lié à la pandémie, certains facteurs de risque ont accentué la situation de vulnérabilité de plusieurs personnes aînées, tels que l’isolement, la dépendance à autrui pour la gestion des finances personnelles, l’inaccessibilité aux ressources et la détresse psychologique. Dans ce contexte, le repérage et la divulgation des situations potentielles de maltraitance sont des plus importants.
Cette journée internationale nous permet également de se rappeler les avancées récentes en matière de lutte contre la maltraitance envers les personnes aînées, mais également envers les personnes majeures en situation de vulnérabilité. En effet, la Loi 6.3, adoptée il y a maintenant 3 ans, prévoit l’adoption d’une politique de lutte contre la maltraitance envers les personnes en situation de vulnérabilité par les établissements de santé et de services sociaux du Québec. Au CCSMTL, la politique de la Lutte contre la maltraitance envers les aînés et toute personne majeure en situation de vulnérabilité a été adoptée en novembre 2018.
À l’instar de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le gouvernement du Québec définit la maltraitance envers les personnes aînées comme suit : « Il y a maltraitance quand un geste singulier ou répétitif, ou une absence d’action appropriée, se produit dans une relation où il devrait y avoir de la confiance, et que cela cause du tort ou de la détresse chez une personne aînée ». La maltraitance envers les personnes aînées comprend à la fois la maltraitance physique, psychologique, sexuelle, matérielle ou financière et organisationnelle, ainsi que l’âgisme et la violation des droits. La maltraitance peut se traduire par des comportements violents ou négligents et peut survenir dans divers contextes où il existe une relation de confiance, notamment au sein d’un couple, de la famille, de l’entourage, d’une relation d’aide ou d’affaire.