La rédaction
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« Je suis une infirmière clinicienne de l’équipe SCPD délestée depuis le 9 janvier de nuit en zone chaude à Jean »
Depuis le début de la pandémie, j’ai souhaité contribuer plus directement à la lutte contre la COVID, mais je n’ai pas osé offrir mes services à cause des impacts possibles pour ma famille. Quand j’ai eu la nouvelle que j’étais réaffectée à Jean-De La Lande, je suis donc allée de bon cœur.
Ce fut toute une adaptation, car je n’avais pas travaillé en hébergement depuis neuf ans et au quart de nuit. J’ai appris les routines d’habillage et déshabillage, le rôle de l’infirmière en CHSLD, les soins de fin de vie et j’ai dû me réhabituer à un horaire atypique. Après deux semaines, je sais que j’ai encore beaucoup à apprendre, mais je suis fière de ma contribution à cette deuxième vague. Un grand merci aussi à l’équipe à Jean-De La Lande de leur patience et de leur accueil ! »
Pour mieux comprendre la nature de ce témoignage, il faut revenir plusieurs jours en arrière. En fait, au début de la 2e semaine de janvier, une importante éclosion de la COVID-19 a frappé le Centre d’hébergement Jean-De La Lande (CHSLD JDLL). L’équipe sur place a dû faire une demande pour obtenir du renfort afin de les aider à contrôler la situation et à maintenir les services essentiels.
Ainsi, le 9 janvier dernier une équipe composée de préposé(e)s aux bénéficiaires, d’infirmiers (ères) auxiliaires et d’infirmiers(ères) s’est jointe aux employés du CHSLD JDLL. Dans la nuit du 9 au 10 janvier, des gestionnaires ont également apporté leur soutien afin de contrôler la propagation du virus. Tous n’avaient qu’une seule chose en tête; éviter que la situation dégénère et affecte nos usagers.
Aujourd’hui, la situation au CHSLD JDLL est de mieux en mieux. L’équipe en place a reçu avec soulagement des employés d’autres équipes. L’accueil qu’elle a offert a eu un effet bénéfique afin que les employés appelés à la rescousse puissent se sentir à l’aise dans leur nouvel environnement de travail. Le témoignage précédent et les quatre témoignages ci-dessous le démontrent très bien.
En terminant, nous désirons souligner les efforts déployés pour stabiliser et contrôler la situation. Bravo pour le travail effectué au sein de cette installation. Chacun d’entre vous mérite ces hommages et des félicitations. Chapeau bas!

« Je m’appelle Anne Marie Nicaulescie, infirmière. Je fais partie de l’équipe ambulatoire de SCPD de l’IUGM depuis 2005.
Lors de la première vague, je m’étais offerte pour aller aider l’équipe au CHSLD Alfred-Desrochers, car sentimentalement, c’était mon ancienne équipe de travail et j’avais su qu’il manquait beaucoup de personnel. Donc, je voulais contribuer et ce fut une expérience agréable.
Pour la deuxième vague, mes chefs de service, Mme Fournier et M. Bessette, sont venus nous rencontrer pour nous informer qu’il manquait des infirmières au CHSLD Jean-De La Lande. Je n’ai pas hésité une minute à offrir mes services, car je pouvais leur offrir mon expertise en gériatrie.
J’ai été bien accueilli par l’équipe. On s’est apprivoisé et cela a facilité mon intégration. Je suis fière du travail accompli, car même avec un personnel réduit, on a pu accomplir toutes les tâches et donner des soins de qualité.
Quand les cas seront stabilisés, je profiterai de l’occasion pour mettre en pratique certains changements dans le processus d’amélioration continue.»

« Je suis arrivé au mois de mars 2020 au CHSLD Jean-De La Lande lors de la première vague. Je travaillais comme préposé au 3e étage dans la zone chaude et j’ai eu le COVID. Entre temps, j’ai pu passer mon examen pour devenir infirmier auxiliaire.
Avec l’arrivée de la deuxième vague et étant donné que j’étais le plus jeune de l’unité, la chef d’unité m’a assigné au 4e étage. Je n’étais pas enchanté à cette idée de peur d’attraper à nouveau la COVID, mais soigner les résidents qui ont la COVID est un acte humanitaire auquel tout le monde doit contribuer. Donc, je me suis impliqué à fond.
Nous avons travaillé avec du personnel réduit et de l’aide nous fut offerte par des infirmières venues d’autres secteurs avec elles. J’ai beaucoup appris tels que de nouvelles techniques et un savoir-faire différent. C’est un plus dans mon apprentissage. Je trouve que leur capacité d’adaptation est remarquable.»

« J’étais venue travailler au 4e étage pour supporter l’équipe malgré ma crainte d’attraper la COVID. Toutefois, voyant le manque de personnel, j’avais peur de revivre le manque cruel de personnel de la première vague. Donc en voyant arriver cette aide du SAD et des autres secteurs, cela m’a fait du bien, car c’est un travail d’équipe. On a pris un engagement d’aider. De voir qu’ailleurs, nous viennent des employés qui viennent nous aider aussi, c’est émouvant.
C’est dans les moments difficiles qu’on apprécie la main tendue
de l’autre. »
Dre Purcell-Lévesque fait partie de l’équipe médicale du CHSLD Jean-De La Lande depuis le mois d’août et tient à remercier le personnel qui a accepté de venir y prêter main-forte. Elle a pu observer le climat serein qu’a apporté cette aide.
De plus, elle mentionne qu’une préposée aux bénéficiaires l’a remercié et lui a demandé de transmettre à sa collègue, Dre Sophie Zhang, sa reconnaissance. Dre Zhang a participé à donner des soins aux résidents du 4e étage et a appuyé la demande de la direction de Jean-De La Lande pour avoir de l’aide dans un souci d’avoir une qualité de soins même en période d’éclosion.