Renaître avec des efforts et beaucoup d’amour

Renaître avec des efforts et beaucoup d’amour

25 février 2021
Temps de lecture : 2 minutes

Fondation RÉA
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Après un accident qui a failli lui coûter la vie, Normand Talbot a confié sa destinée aux experts de l’Institut de réadaptation de Montréal. La suite heureuse témoigne de sa grande volonté et de la qualité des soins reçus. Voici l’histoire d’un vrai survivant.

Le 17 août 2007, à 61 ans, je devenais tétraplégique après une collision frontale en milieu rural, en Nouvelle-Écosse. Les probabilités de m’en sortir étaient faibles, comme le prévoyait d’ailleurs un médecin en écrivant dans son rapport : « Moins de 50 % de chances de survie ».

La chirurgie de soudure de mes vertèbres n’a pu être réalisée que le 30 août, à Montréal, après deux transports en ambulance et en avion. Par la suite, j’ai séjourné deux mois aux soins intensifs et passé un autre mois hospitalisé.

« Moins de 50 % de chances de survie. »

Puis, j’ai entrepris ma réadaptation de trois mois à l’Institut de réadaptation Gingras-Lindsay de Montréal. Son équipe extraordinairement compétente et dévouée m’a appris et réappris à :

• Boire et manger par la bouche;
• Utiliser un cathéter pour évacuer mes urines;
• Retrouver la capacité de parler plus près de la normale;
• Me retourner et m’assoir dans mon lit;
• Me transférer sur un fauteuil roulant avec une simple planche;
• Me servir d’un fauteuil roulant (d’abord manuel, puis électrique).

« Deux mois aux soins intensifs et un autre mois hospitalisé. »

On m’a ensuite transféré au Centre Lucie-Bruneau, où j’ai trouvé pendant presque un an une véritable famille. J’y ai continué ma réadaptation, avec les experts, en apprenant ou en réapprenant à :

• Fonctionner seul dans mon appartement;
• Préparer mes repas et les partager parfois avec mes visiteurs;
• Me rendre à Lucie-Bruneau (ou ailleurs);
• Répondre seul au téléphone;
• Prendre seul des douches;
• Monter et descendre d’un véhicule routier;
• Y placer mon fauteuil et conduire cet appareil m’ayant redonné une liberté que je croyais perdue;
• Nager;
• Suivre un programme d’exercices physiques et de sports adaptés;
• Utiliser un vélo à main;
• Retrouver ma spiritualité, fortement ébranlée par toutes mes épreuves.

« J’ai trouvé une véritable famille à Lucie-Bruneau. »

Aujourd’hui, 13,5 ans plus tard, je me retrouve avec sept petits-enfants et trois enfants aimants. L’un d’eux a tout laissé tomber pour prendre soin de moi au quotidien comme infirmier, préposé, cuisinier, chauffeur, conseiller, comptable, informaticien et homme à tout faire.

Par-dessus tout, l’amour profond de ma vie, que j’aime et que j’aimerai toujours, est restée à mes côtés chaque jour. Lors de l’accident, elle m’a d’ailleurs tenu la main malgré ses blessures jusqu’à l’arrivée des secours.

Sans ma famille, mes thérapeutes et mes médecins, le dénouement de cette histoire serait bien différent.

Un commentaire

  1. Quelle belle leçon de courage de Me. Talbot et sa famille! Et félicitations à toutes ces équipes qui travaillent sans relâche pour redonner espoir et sourire à des gens qui vivent ces dures épreuves.

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