L’effet protecteur de la résilience

L’effet protecteur de la résilience

16 septembre 2021
Temps de lecture : 4 minutes

La rédaction
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La Covid-19 a infecté près de  227 millions de personnes et causé plus de 4,6 millions de décès dans le monde depuis qu’elle a été classée comme pandémie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Nous espérons tous vivement que la vaccination massive, à l’échelle planétaire, conduise enfin à une sorte de normalité et que les restrictions qui ont façonné nos vies au cours des 18 derniers mois diminuent pour, un jour, disparaître.

Or, les scientifiques sont de plus en plus convaincus que le coronavirus ne disparaitra pas de sitôt.

Aussi, lors d’une récente conférence de presse, le premier ministre Legault a évoqué le constat selon lequel nous devrons apprendre à vivre avec la COVID-19, car, de fait, le virus ne semble pas prêt de nous quitter, avec ses différentes formes d’éclosions et ses nouveaux variants, et ce, malgré le taux élevé de vaccination au Québec et le maintien des mesures sanitaires.

La pandémie nous a obligé à nous réinventer sur tous les plans. Notre habileté à bien s’adapter à l’adversité, aux défis, au stress et aux changements réfère au concept de résilience dont l’effet protecteur pendant le confinement a été démontré.

Dans un feuillet, l’INSPQ a présenté les résultats d’un sondage effectué en février 2021 qui recueille les stratégies de résilience mises en place par les Québécois face aux mesures de prévention de la pandémie, en vue de réduire les impacts négatifs associés à la fatigue pandémique.

On retient ceci :

  • La pratique d’activités physiques et de bien-être était la principale stratégie rapportée pour garder le moral pendant la pandémie.
  • Les femmes rapportaient plus de pratique d’activités physiques et de bien-être, ainsi que des loisirs et passe-temps que les hommes. Ces derniers passaient plus de temps sur les écrans et à s’informer sur la pandémie que les femmes.
  • Les répondants vivant dans des quartiers défavorisés matériellement pratiquaient moins d’activités physiques et de bien-être, mais rapportaient davantage d’activités de loisirs et de passe-temps ainsi que plus de temps passé devant les écrans et à s’informer sur la pandémie.

Sans surprise, une situation comme celle que nous vivons actuellement apporte son lot d’inquiétudes et risque fort de faire augmenter notre anxiété. En de pareilles circonstances, il est donc primordial de prendre soin de notre santé physique et mentale. L’isolement, le stress financier et les préoccupations que nous avons pour nos proches (famille ou amis), sont des sources de stress. Chacun réagit au stress d’une manière qui lui est propre, en fonction de ses expériences personnelles et de sa capacité d’adaptation.

Voici quelques conseils pour nous aider :

  • Prendre soin de son corps (bien s’alimenter, bien dormir, faire de l’exercice physique, etc.)
  • Rester en contact avec les gens que l’on aime
  • Vivre le moment présent et choisir un moment pour réfléchir aux petites choses qui nous rendent heureux et pour lesquelles nous sommes reconnaissants.
  • Se concentrer sur les choses que nous pouvons contrôler et lâcher prise sur ce qui est hors de notre contrôle (ex. : la durée de la pandémie).
  • Tirer profit du temps passé à la maison en s’attaquant à des projets que nous repoussons depuis longtemps ou en faisant simplement des activités qui nous plaisent et nous permettent de nous reposer.
  • Limiter notre exposition quotidienne (durée et fréquence) aux médias couvrant la pandémie de COVID-19.
  • Stimuler nos fonctions cognitives en s’efforçant d’apprendre de nouvelles choses, aussi simples soient-elles (ex. : essayer une nouvelle recette).
  • Méditer, se relaxer, pratiquer le yoga, afin d’apaiser notre système nerveux.
  • Encourager l’entraide sociale, être attentif aux besoins et réfléchir aux actions que nous pouvons mettre en œuvre pour faire partie des solutions.
  • Comprendre les mécanismes de l’anxiété et ce qui les provoque pour être mieux outillé et avoir un meilleur contrôle sur les scénarios que nous nous créons, sur nos réactions et nos émotions.
  • Apprendre à reconnaître nos émotions en cette période difficile. Savoir les nommer permet de réduire notre anxiété et nous aide à vivre sainement malgré les circonstances.
  • Faire preuve de patience et de compassion envers soi-même. Il est normal d’être affecté par la situation et nos réactions peuvent ne pas nous montrer sous notre meilleur profil.
  • Savoir demander de l’aide à nos proches lorsqu’il devient difficile de gérer notre anxiété ou lorsque nous vivons des moments plus pénibles.

Quand on évoque le concept de résilience, on pense tout de suite à Boris Cyrulnik, car c’est lui qui a vulgarisé ce concept (résilience ou renaître de sa souffrance).

Boris Cyrulnik est un médecin, neuropsychiatre et psychanalyste français, qui est aussi une personnalité médiatique et un essayiste connu comme auteur d’ouvrages de psychologie et de récits de vie. Dans le cadre de la pandémie, il a accordé quelques entrevues sur la chaîne de Radio-Canada.

Fort intéressant!

Comment expliquer la pandémie et ses impacts aux tout-petits?

Le livre Petit Covid devenu gigantesque vient à la rescousse! Tout au long de l’histoire, des questions sont proposées pour maintenir l’échange entre l’enfant et l’adulte. Étayer ainsi le processus de réflexion permet à l’enfant une meilleure compréhension de la Covid-19 et favorise la résilience.

Ce livre a été écrit par Nathalie Parent, psychologue et illustré par Fabrice Boulanger.

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