Luc Laurence, intervenant en soins spirituels
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La Semaine nationale des soins spirituels se déroule présentement, jusqu’au 23 octobre. Dans le contexte singulier que nous vivons, cette semaine thématique vient mettre en lumière l’importance des soins spirituels, un service essentiel en période de crise.
En effet, la crise sanitaire que nous vivons maintenant depuis plus de 18 mois – et qui perdure- bouleverse déjà probablement nos valeurs et nos croyances. Certains ont perdu le contrôle de leur vie et ne voient pas d’issue à cette impasse. Plusieurs en garderont un souvenir amer. Mais, d’autres assez nombreux, choisissent cette période pour réfléchir sur le sens de leur vie, sur ce qui compte réellement pour eux. La crise devient, pour ainsi dire, une opportunité pour se centrer sur l’essentiel.
Les ISS (intervenants en soins spirituels) s’impliquent au chevet des usagers dans les différents hôpitaux, les CHSLD et les centres de réadaptation. Leur outil d’intervention n’est ni le médicament ni le bistouri, mais simplement l’écoute et le dialogue. Les ISS font aujourd’hui partie intégrante des équipes interdisciplinaires au même titre que les médecins, les infirmières, et les autres professionnels de la santé.
Une nouvelle approche
L’intervention spécifique des ISS vise la dimension spirituelle globale de l’usager, qu’elle soit religieuse ou pas. Nous accompagnons les usagers dans une approche non confessionnelle en les aidant à puiser un sens et un apaisement à leur hospitalisation ou aux enjeux rattachés à leur santé dans le « bagage » de leurs croyances, valeurs et ressources ainsi qu’à partir de leur propre expérience.
Le mandat des ISS est d’abord d’accompagner l’usager, mais aussi ses proches.
Un statut professionnel
Les intervenants en soins spirituels n’accompagnent pas seulement les personnes en fin de vie. Elles accompagnent également celles qui viennent à l’hôpital pour une intervention majeure, ou encore celles qui sont hospitalisées pour de longues périodes, en hébergement ou en réadaptation. Tous ces usagers se sentent souvent démunis, vulnérables et dépendants.
La personne ainsi éprouvée peut avoir besoin de trouver un sens à sa maladie parce qu’elle trouve injuste que celle-ci s’abatte sur elle. La personne aura besoin d’être émerveillée par quelque chose qui la dépasse. Parce que « sa perception pourrait être modifiée » par une chimiothérapie ou par une chirurgie, il faudra l’aider à retrouver « le sentiment qu’elle est un être unique ».
Le rôle de l’intervenant en soins spirituels est de l’aider à puiser dans ses ressources spirituelles et la vitalité intérieure dont elle a besoin pour faire face à la situation. Cette force intérieure, nous l’avons tous, il s’agit de la trouver ou d’y retrouver le chemin.