Annie Marquez, chef des activités d’alimentation, Direction adjointe des services techniques, volets opérations
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Forts de leur première collaboration avec le Carrefour Alimentaire Centre-Sud, les services alimentaires du CCSMTL se sont à nouveau alliés mais cette fois avec plusieurs autres partenaires tel que la DRSP, l’arrondissement de Ville-Marie, l’organisme Partageons l’espoir et l’Accueil Bonneau pour former le Collectif alimentaire solidaire de Montréal.
Le collectif s’est réuni en grand groupe virtuel le 5 novembre, et en présentiel pendant 2 jours les 19 novembre et 3 décembre pour rencontrer les parties prenantes représentant la population et les usagers des organismes travaillant en insécurité alimentaire. Lors de ces rencontres, le CCSMTL a pu discuter de ce problème complexe touchant près d’une trentaine de personnes de son territoire.

Grâce à des fonds provenant de Nourrir la Santé, un repas a été fourni lors de ces deux journées, par le Café de la Maison Ronde, le seul café autochtone de Montréal situé au métro Atwater, au Square Cabot. Leur équipe est venue présenter la mission du café qui est de favoriser la mixité sociale et l’autonomisation des Autochtones. Il s’agit d’un projet d’économie sociale du Groupe communautaire L’Itinéraire. Leur menu est d’inspiration autochtone et les personnes présentes à ces rencontres ont eu droit à une salade 3 sœurs (haricots, mais, courge), des sandwiches Totem Pole végé ou au saumon fumé sur pain bannique, des chips Tomahawk et des tisanes Délices Boréales. Avec les fonds de Nourrir la Santé, le CCSMTL a aussi pu faire un don de 160 cartes repas solidaire pouvant être remises à quelqu’un qui a faim. La carte-repas peut être échangée contre un repas complet comprenant une soupe, un sandwich ou un repas chaud, ainsi qu’un dessert et un café.
Lors de ces rencontres, tous se sont penchés sur les craintes et les espoirs des parties prenantes ainsi que sur la vision d’un monde idéal sans insécurité alimentaire. Voici ce qui en est ressorti : l’alimentation est un droit et non une marchandise ni un bien financier ; il faut un réaménagement de l’espace mettant de l’avant une ville nourricière qui favorise le partage de nourriture et il faut penser les infrastructures publiques pour permettre un partage des ressources tels les cuisines d’établissements du réseau de la santé (cuisine collective des organismes communautaires qui manquent d’espace et d’équipements adéquats pour cuisiner les invendus des épiceries par exemple).
Le nom de notre monde idéal? Alimen’TERRE: une planète nourricière, solidaire et égalitaire. Il ne manque que David Goudreault pour en faire un slam! Dans les prochains mois, les parties prenantes plancheront sur les interventions à mettre en place. À suivre donc!
