
Louise Bouchard, Direction de l’enseignement universitaire et de la recherche
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Saviez-vous que plus de 7 100 stages se déroulent chaque année au sein du CCSMTL? Environ la moitié sont des stages cliniques et administratifs et l’autre moitié, des stages médicaux et de recherche.
Ces activités d’apprentissage sont essentielles pour la relève et pour l’établissement, encore plus en contexte de rareté de personnel dans le milieu de la santé. Préparer ces jeunes à la vie professionnelle requiert énergie et dévouement, et l’apport des superviseur·e·s de stage est, en ce sens, inestimable.
Justine Boucher a inscrit son offre de stage sur la toute nouvelle plateforme ISA. La jeune ergothérapeute du CHSLD Émilie-Gamelin a été l’une des premières à utiliser le nouvel outil informatique, créé pour faciliter le jumelage entre les stagiaires, les superviseur·e·s et les milieux de pratique.
Exemple parfait de l’utilité d’un stage, elle a réalisé le sien au CCSMTL! Employée depuis près de deux ans, elle en est à sa deuxième supervision de stage :
« C’est important pour ma confiance de partager mes expériences et redonner au milieu. Le stage crée aussi un sentiment d’appartenance parce que c’est une expérience déterminante pour la carrière. Pour ma part, j’ai fait mon stage au CCSMTL et j’y travaille maintenant! Le stage a créé une impression à long terme. »
Les qualités d’une bonne superviseure
Pour Justine Boucher, qui était d’ailleurs en lice pour le prix MUSE Révélation, l’un des prix pour superviseurs de stages décernés par la DEUR dans le cadre de la Semaine de la mission universitaire, il faut une bonne dose de bienveillance, d’écoute et de plaisir : « L’accueil et le bon déroulement d’un stage peut changer les deux parcours professionnels. Les influences sont directes et vont dans les deux sens, c’est pourquoi il faut être ouverte d’esprit pour être une bonne superviseure. »
En effet, les échanges sont loin d’être unidirectionnels lors d’un stage. « Les jeunes sont tellement allumés, ils arrivent avec des idées fraîches et veulent collaborer avec tout le monde », explique-t-elle. L’une de ses stagiaires est sortie des sentiers battus pour développer une activité de groupe, axée sur la cuisine, pour les résidents du CHSLD. « Cette idée a eu un franc succès et m’a incitée à prendre plus de temps dans mon quotidien pour développer ce genre d’activités et non seulement faire de la prise en charge clinique. »
Un conseil à ceux et celles qui sont tenté·e·s par la supervision? « Allez-y, c’est gratifiant et formateur pour tous! Nous avons des connaissances et des expériences à partager, il faut avoir confiance en soi et c’est dans ce partage que l’on constate que l’on a beaucoup à donner », conclut celle qui est déjà une source d’inspiration.
Un commentaire
Merci pour ce témoignage si inspirant et engageant, qui donne le goût d’exercer ce beau métier complémentaire et indispensable pour l’aboutissement, voire le couronnement de la formation professionnelle. C’est durant le stage que le savoir acquis s’enrichit et se développe en savoir-faire, mais aussi en savoir-être et savoir-agir. On passe ainsi de l’enseignement du maître à celui du maître-d ’œuvre.