La rédaction
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Alors que nous célébrons de grandes avancées en matière de droit et de santé des femmes, nous mettons aussi le doigt sur des inégalités toujours présentes dans ces domaines.
Les troubles de santé mentale, et plus particulièrement le trouble anxieux, continuent à toucher plus de femmes que les hommes dans les pays occidentaux.
Au Québec, en 2020, 11,2 % des femmes étaient considérées comme atteintes d’un trouble d’anxiété, contre 5,4 % des hommes.
Leur grande force? Leur capacité à s’exprimer. Pour aider, pour soutenir ou juste pour « ventiler », les femmes font face à leurs difficultés et n’hésitent pas à se dévoiler pour aider les autres à avancer.
Une précieuse collègue du CCSMTL n’a pas hésité à témoigner.
Je suis loin d’être une experte en matière de santé mentale, mais aujourd’hui, j’ai envie de vous partager mon expérience à cet égard. J’ai toujours été une grande inquiète, mais lorsque cette inquiétude s’est intensifiée à tel point que je ne pouvais plus mettre un pied en dehors de chez moi, un proche m’a emmenée voir un médecin.
L’anxiété est un mal qui peut rendre la vie difficile pour ceux qui en souffrent, surtout lorsque les autres minimisent leur expérience. Lorsque j’ai été diagnostiquée avec un trouble d’anxiété généralisé et un trouble obsessionnel compulsif, il y a plus de dix ans, j’ai été confrontée à l’indifférence et à la stigmatisation de la part de certaines personnes de mon entourage. Ils ne comprenaient pas la gravité de ma condition et pensaient que c’était simplement une partie normale de la vie.
Cependant, il est important de comprendre que l’anxiété est un trouble sérieux qui peut avoir des effets néfastes sur la santé mentale et physique. Les personnes souffrant d’anxiété peuvent ressentir des sentiments de peur, d’inquiétude, de panique et de détresse émotionnelle et quelques fois sans même le démontrer physiquement. Il est crucial de se rappeler que l’anxiété se manifeste de manière différente pour chacun.
Bonne nouvelle, l’anxiété peut être gérée, mais il n’y a pas de solution miracle. Dès qu’on ressent une détresse, il est conseillé de parler à un proche de confiance et de chercher de l’aide auprès de professionnels. Chaque personne atteinte d’anxiété doit trouver ses propres stratégies pour faire face à ses symptômes. De mon côté, le sport, l’art, la méditation, les exercices de respiration, les interactions sociales, les thérapies et un brin de médication (pas de tabou!) m’ont aidée et m’aident encore aujourd’hui. Je ne suis pas guérie, j’ai souvent des pensées qui tournent tellement dans ma tête qu’elles handicapent mon quotidien. Mais je vais nettement mieux qu’il y a dix ans, cela, je peux vous le garantir. En somme, vivre avec l’anxiété peut être difficile, mais il est possible de trouver des stratégies efficaces pour la gérer.
Peut-être vous dire en finissant qu’il est important de se rappeler qu’il n’y a aucune honte à avoir un trouble d’anxiété. L’angoisse ne signifie pas qu’une personne est faible ou incapable de faire face aux défis de la vie. Les personnes atteintes d’anxiété peuvent être des travailleurs acharnés, des leaders attentifs, des artistes talentueux et des amis attentionnés.
– Annick qui quelques fois panique.
Merci Annick pour ce bouleversant témoignage. C’est grâce à des femmes courageuses comme toi que l’on peut toutes s’accepter et s’élever.
4 commentaires
Un grand merci Anick pour ton témoignage, la sensibilisation passe par des gens, comme vous, qui ose en parler.
Merci pour ce témoignage. C’est en en parlant ouvertement qu’on va finir par déstigmatiser les problèmes anxio-dépressifs, qui pourtant ont une grande prévalence dans la population. Idem de mon côté, et l’acceptation en a été la première étape. Ça permet d’avancer et de trouver des stratégies efficaces. Tu as raison, aucune honte. Pourtant, elle est souvent omniprésente chez les gens qui en souffrent.
Merc Annick, d’avoir eu le courage de parler!! Je suis certaine que cela va aider d’autres personnes!
Merci Annick pour ton témoignage!