Mireille Morin, Direction régionale de santé publique
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Le 6 mai avait lieu la Journée internationale sans diète, portée au Québec par l’organisme ÉquiLibre. Cette journée a été créée en 1992 par la Britannique Mary Evans Young, qui souhaitait dénoncer la culture de la minceur et l’inefficacité des diètes.
Le poids est influencé à environ 60 % par des facteurs hors de notre contrôle, comme la génétique et l’âge. Il est donc faux d’affirmer que la perte de poids est uniquement dépendante de la volonté de l’individu. Il est faux aussi de conclure qu’une personne est en mauvaise santé uniquement parce qu’elle vit avec un « surplus de poids ».
En faisant persister ces mythes, on encourage la culture de la minceur qui alimente l’industrie des régimes amaigrissants. Ces diètes, souvent axées sur la restriction calorique, enclenchent souvent un cercle vicieux impliquant beaucoup de culpabilité. Nécessairement, ce cycle ne favorise pas le fait de développer une relation saine avec la nourriture.
Parlons de grossophobie
Aussi, le mythe selon lequel le poids dépend seulement de la motivation peut mener à des comportements grossophobes. La grossophobie est un ensemble de stéréotypes, de préjugés et de comportements négatifs qui visent à rabaisser ou à mettre à l’écart les personnes grosses. La grossophobie est une forme de stigmatisation qui engendre plusieurs impacts négatifs sur les relations sociales et sur la santé physique et mentale.
Pour en savoir plus sur la grossophobie, et ce que vous pouvez faire pour agir contre la grossophobie dans vos milieux, visitez :