Louise Bouchard, Direction de l’enseignement universitaire et de la recherche
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La recherche est au cœur de la mission universitaire du CCSMTL. Dans le cadre du Congrès de l’Acfas, nous avons rencontré de jeunes chercheur·euse·s associé·e·s à des instituts et centres de recherche qui ont fait des présentations. Voici quatre profils prometteurs!
Geneviève Lamoureux, étudiante au doctorat en sciences de l’orthophonie à l’Université de Montréal, membre de l’Institut universitaire sur la réadaptation en déficience physique de Montréal (IURDMP)
« Je suis une personne qui bégaie et ma recherche porte sur le bégaiement : plus précisément sur le développement d’une intervention pour traiter l’auto stigmatisation et la stigmatisation liée au bégaiement. Les personnes bègues se disent souvent — ou se font dire — qu’elles ne doivent pas prendre la parole en public ou être professeures, c’est très désagréable. Je cherche des façons d’atténuer ces effets, par une approche sociale, en intervenant sur la société — en montrant que le bégaiement est une facette d’une personne. — et sur la personne qui bégaie. »
Benoît Jobin, étudiant au doctorat en neuropsychologie (Recherche et intervention) à l’Université du Québec à Trois-Rivières, associé au Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (CRIUGM)
« On sait maintenant que la perte de l’odorat est présente chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, et qu’elle se développe à un stade précoce de la maladie, soit avant l’apparition de troubles neurocognitifs majeurs ou de démence, avant le diagnostic. J’analyse les structures cérébrales qui traitent le sens de l’odorat chez des personnes à risque de développer la maladie. Cette étude contribue à prédire la maladie de manière précoce. Mais attention, toute perte d’odorat n’est pas directement liée à l’Alzheimer, elle peut être due à u bien d’autres raisons qui n’ont pas de lien avec le cerveau. »
Véronique Gosselin, étudiante au doctorat à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de l’Université de Montréal, associée (et boursière) au Centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales, les discriminations et les pratiques alternatives de citoyenneté (CREMIS).
« Ma problématique de recherche porte sur les enfants et les jeunes qui ne sont pas suffisamment actifs physiquement, ce qui les prive de bénéfices pour leur santé et leur bien-être. On observe aussi la présence de disparités sociales dans les pratiques d’activité physique : les enfants de milieux favorisés sont plus actifs que ceux des milieux moins nantis. Mon objectif est de trouver des solutions pour promouvoir l’activité physique de façon équitable et qu’elle soit un levier pour l’égalité des chances chez les enfants au Québec. »
Louis-Pierre Auger, étudiant au doctorat en sciences de la réadaptation à l’Université de Montréal, associé à l’IURDPM
« Mes travaux de recherche portent sur la compréhension et sur la création d’outils pour aider les intervenants en réadaptation à aborder la sexualité avec une clientèle qui a subi un AVC. Pour le moment, peu d’intervenants sont à l’aise pour discuter de ces besoins alors que la moitié de la clientèle voudrait en parler et trouver des solutions. Comme la sexualité fait partie du bien-être de la personne, c’est important de pouvoir l’intégrer à son processus de suivi. »
Un commentaire
Bravo à la relève en recherche et salutations spéciales à Geneviève et Louis-Pierre de la part de toute la communauté de l’IURDPM!