Direction des services multidisciplinaires
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L’inhalothérapie demeure une profession encore méconnue. Pourtant, l’expertise des inhalothérapeutes s’avère cruciale au sein de nos milieux de soins. Portrait d’une profession qui a le vent dans les voiles.
« Grâce à mon rôle, j’ai la chance d’avoir un impact et de faire changer les choses pour ma profession, en veillant à ce que les inhalothérapeutes soient reconnu.e.s et à ce que nous prenions notre juste place. »
– Marie-Pier Levesque est assistante-chef par intérim du département d’inhalothérapie à l’Hôpital Notre-Dame
Une profession, plusieurs voies
Acteurs et actrices incontournables du milieu de la santé, les inhalothérapeutes interviennent dans les milieux hospitaliers, dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), en services de soins à domicile et en cliniques.
Marie-Pier Levesque est assistante-chef par intérim du département d’inhalothérapie à l’Hôpital Notre-Dame.
Si elle aime autant sa profession, c’est surtout parce qu’elle offre de nombreuses possibilités.
« En inhalo générale, on nous retrouve partout : aux soins, à l’urgence, à l’étage. Il faut aussi intervenir lorsqu’il y a un code, pour l’intubation ou la ventilation, avec la collaboration du médecin ».
En clinique, la pratique est également très variée : « Il y a les tests de fonctions respiratoires, traiter les maladies respiratoires, les soins du sommeil, les évaluations préopératoires, et plus encore ».
Celle qui exerce à l’Hôpital Notre-Dame depuis maintenant 18 ans a eu un coup de cœur en début de carrière pour le bloc opératoire : « Quand j’ai eu l’opportunité (d’aller travailler au bloc) je l’ai saisie! C’est un milieu qui va chercher tout ce qu’une inhalo peut faire dans une même journée. Chaque chirurgie est différente et c’est très challengeant. »
S'épanouir au travail
Louise Gervais est inhalothérapeute de formation. Elle a travaillé pendant plus de 20 ans comme professionnelle au service de la population de Trois-Rivières.
Depuis 15 ans, elle évolue à l’institut universitaire de gériatrie de Montréal (IUGM) où elle est maintenant assistante-chef.
Son coup de cœur avec l’IUGM remonte à sa rencontre avec la personne responsable du recrutement. Déjà lors de son entrevue, la magie opère et elle entrevoit ce que ce milieu allait lui offrir. Ayant précédemment travaillé auprès d’une patientèle active, elle a su adapter sa pratique pour tenir compte des besoins des usagers et usagères de l’IUGM. Ses interventions sont valorisées et très variées. Cela inclut le monitorage de tension, des polygraphies du sommeil, des tests de fonction respiratoire, la réadaptation respiratoire, exercices respiratoires, ECG et plus encore. Elle enseigne les bonnes habitudes à adopter, et à garder.
Il faut dire que ces dernier.ère.s lui apportent beaucoup en retour: elle a la chance de développer des liens forts et d’être témoin de leur évolution. « Souvent les usagers et usagères nous le disent : “Merci de prendre soin de nous comme ça” ».
La nécessité d’une relève solide
Depuis ses débuts à l’IUGM, Louise a eu la chance d’évoluer au sein d’une équipe expérimentée et solidaire. L’équipe a su développer de bons processus de travail qui permettent une collaboration efficace entre eux, mais aussi avec les autres spécialistes qui gravitent autour des usagers, usagères, résidents et résidentes. Alors que Louise envisage l’avenir, elle encourage la relève à considérer l’IUGM : « C’est un bel endroit pour pratiquer. On voit d’autres techniques, on fait autre chose — on a parfois envie de cela comme professionnelle ». Elle souhaite voir émerger des inhalothérapeutes engagé.e.s et bienveillant.e.s pour reprendre le flambeau de son équipe. À qui la chance?
Bonne semaine de l’inhalothérapie!
Les inhalothérapeutes jouent un rôle vital dans la vie des usagers et usagères.
Chapeau à ces professionnel.le.s de la santé qui consacrent leur vie à améliorer leur santé physique et mentale.
Auteur : Service des communications et du marketing