Cher stress, je prends une pause de toi…

Cher stress, je prends une pause de toi…

16 janvier 2024
Temps de lecture : 4 minutes

Communauté CCSMTL
__ 

Qui n’a pas entendu parler du Docteur Hans Selye, fondateur et directeur de l’Institut de médecine et chirurgie expérimentale de l’Université de Montréal, mieux connu comme l’un des pionniers des études sur le stress? Dès 1950, il publie un livre à ce sujet et y consacrera toute sa carrière scientifique, jusqu’à son décès en 1982.

Le Dr Selye a défini le stress et y a trouvé une explication. Dans ce contexte, il développe sa théorie du syndrome général d’adaptation, qui fait école. Le sujet du stress fascine depuis et nombre de chercheurs et scientifiques en ont fait — et font encore et toujours — l’objet de leurs recherches.

Aujourd’hui, la sommité québécoise de la communauté neuroscientifique en matière de stress est sans conteste la fascinante et toujours pertinente Sonia Lupien. Grande vulgarisatrice, conférencière, autrice de nombreux articles scientifiques et ouvrages publiés en librairie, cette éminente chercheuse — fondatrice et directrice du Centre d’études sur le stress humain de l’Institut universitaire en santé de Montréal, professeure titulaire à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et également fondatrice et directrice de la Chaire sur la santé mentale des hommes et des femmes des Instituts canadiens de la santé des hommes et des femmes, présente des capsules vidéos et participe à des balados des plus captivants portant sur les mécanismes du stress humain.  

Elle consacre sa carrière à démystifier la définition populaire du stress et à décrire exactement les facteurs qui contribuent à augmenter le stress dans nos vies et ses impacts sur le cerveau. Et, bien sûr, elle propose une approche révolutionnaire au phénomène du stress pour mieux le réduire.

Le dernier ouvrage de Sonia Lupien, Le stress au travail VS le stress du travail, pique la curiosité de tout le monde puisqu’il traite du stress relié au travail dans son sens large et apporte un éclairage différent sur la façon de le gérer, surtout en cette ère post pandémique, alors que le rapport avec le travail et l’environnement de travail ont considérablement changé.

Stress au travail ou stress du travail?

Or, comme son titre l’indique, le bouquin de la neuroscientifique fait une distinction entre le stress au travail et le stress du travail. Intéressant, non? 

« Avec la façon dont on demande à notre cerveau de travailler, on l’a saturé. On n’ira pas plus loin que ça. C’est ça qui a créé la surcharge mentale. » Sonia Lupien

Et cette charge, nous la connaissons tous et toutes. Dans notre vie professionnelle comme personnelle. Et chaque transition — dans la vie comme au travail — est un stresseur. Or, des solutions existent!

La chercheuse propose, notamment, de se concentrer sur une seule tâche et d’en venir à bout. C’est ce qu’on appelle le travail « en profondeur » ou l’« engagement cognitif ».

Tout n’est pas urgent!

À bien y réfléchir, tout n’est pas urgent. On crée souvent l’urgence. Cessons de consulter nos courriels à tout bout de champ et d’y répondre tout de suite. Et pourquoi ne pas consacrer une période pour en discuter au téléphone? On évite ainsi les allers-retours et surtout les malentendus parfois rattachés aux messages transmis par texto ou par courriel, et qui contribuent à augmenter notre stress lorsqu’ils sont mal interprétés!

Aussi, les indicateurs de performance de notre siècle n’incitent hélas personne à fermer le WiFi ou les notifications des heures durant. Tel que mentionné plus tôt, notre environnement de travail n’est plus le même, que ce soit par tendance ou par manque de ressources matérielles, l’époque des bureaux individuels avec une porte que l’on pouvait fermer pour se concentrer semble révolue pour le personnel. Alors au lieu de subir la cacophonie ponctuelle rattachée aux aires ouvertes qui nuit à la concentration, isolez-vous ou télétravaillez si vous devez vous consacrer à une tâche spécifique.

Écouter ses besoins

On doit garder en tête que les besoins ne sont pas les mêmes à 24 ans, lorsqu’on est parent de deux jeunes enfants, ou encore à l’aube de la retraite. La même formule pour tous ne fonctionne pas forcément. Aujourd’hui, il faut prendre en compte les besoins et les réalités de chacun. Pour éviter le sentiment d’injustice, une entreprise pourrait suggérer, par exemple le travail personnalisé, mais dans la mesure où il est équitable pour l’équipe.

On ne le dira jamais assez : La santé mentale, c’est hyper important. Et au travail, des solutions sont possibles pour en prendre soin et ainsi diminuer notre niveau de stress rattaché au travail.

Au CCSMTL, nous avons le privilège de compter sur une équipe de direction et une philosophie de gestion innovante et ouverte qui accueille favorablement les propositions visant à promouvoir la santé et le bien-être au travail.

Faites part de vos suggestions à vos gestionnaires!

Pour en savoir plus, lisez cet article de La Presse.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sélection de la rédaction

Test de Patrick
Une Fierté plus d’actualité que jamais
Une limonade avec Victor Roberge
Des nouvelles d’Aissatou Ndoye
Le GMF-U de Verdun célèbre 50 ans d’histoire
Mon été au boulot : Et si on allait jouer dehors?
Ensemble, faisons vibrer la Fierté!
Une limonade avec Marie-Claire Goulet
La démarche innovante des autovisites qualité en CHSLD
Protégez vos appareils mobiles