Direction des soins infirmiers
__
Depuis le mardi 2 avril, l’équipe du bloc opératoire de l’Hôpital Notre-Dame opère à temps plein dans cinq salles. Dans le contexte de pénurie de main-d’œuvre que nous connaissons, l’ouverture de la cinquième salle et toutes les possibilités qu’elle annonce sont accueillies comme un vrai petit miracle.
Dès l’arrivée derrière les lourdes portes du bloc opératoire, l’enthousiasme est palpable, les sourires s’affichent sur les visages. Le tableau des équipes est plein de noms et d’étiquettes, et tout le monde s’affaire dans la bonne humeur.
Il y a de quoi se réjouir, en effet, quand sait qu’à partir de maintenant, ce bloc opératoire est en mesure d’opérer en moyenne 6 personnes de plus chaque jour en fonction des spécialités (urologie, gynécologie, plastie, orthopédie, ORL et chirurgie générale).
À l’heure où la tendance est plutôt à la fermeture de salles partout au Québec, l’Hôpital Notre-Dame et l’ajout de cette salle à son activité se distingue, dans le paysage difficile des listes d’attentes et des reports de dates.
Un nouveau départ
Pourtant, début 2023, un tout autre scénario se profilait. Le manque de personnel nuisant grandement au fonctionnement du bloc et au roulement des interventions chirurgicales des patients et patientes, la liste d’attente ne cessait de s’allonger alors que l’équipe déployait tous les efforts possibles pour éviter de fermer des salles d’opération.
Mais depuis mars 2023 — et l’arrivée de Magalie Corfias-Boulogne, infirmière cheffe du bloc opératoire et de l’unité de soins post-anesthésiques de l’Hôpital Notre-Dame — 17 infirmières et infirmiers ont rejoint les rangs de l’équipe du bloc!




Magalie explique : « C’est une bouffée d’oxygène! Le recrutement massif et l’ouverture de la cinquième salle vont nous permettre d’absorber la liste d’attente des hors délai, et d’atteindre les objectifs ministériels. »
La force du nombre
Si ce petit miracle a pu voir le jour, c’est avant tout grâce aux efforts de l’ensemble de l’équipe du bloc. Toutes les spécialités ont eu un rôle à jouer dans la mise en place de cette salle tant convoitée.
Mélanie Boutin, ICASI Formation, a déployé une formation standardisée pour les 17 nouvelles recrues. En plus de sa bienveillance et de ses talents d’organisatrice d’activités d’équipe, elle a offert à l’ensemble des nouveaux membres de l’équipe une formation adaptée, permettant d’atteindre des normes strictes de qualité.
De son côté, l’équipe des infirmiers premiers assistants du chirurgien ou de la chirurgienne et infirmières premières assistantes du chirurgien ou de la chirurgienne (IPAC) a accueilli un quatrième membre, dont le poste a été récemment créé.
Depuis l’arrivée de Charbel Toubiya, IPAC stagiaire, ces spécialistes se déploient plus facilement dans les salles du bloc pour renforcer leur soutien auprès des chirurgiens et chirurgiennes, et ainsi augmenter le roulement.
Pour Charbel, « Quand on parle de diminuer les listes d’attente, on parle aussi de diminuer le temps d’attente avant une chirurgie élective. On va maintenant être en mesure de proposer un délai raisonnable.
La présence d’IPAC permet d’intégrer plus de patients et patients dans le programme électif, et d’opérer environ 5 personnes de plus par jour. Ce n’est pas négligeable!
Depuis mon arrivée, je suis bien soutenu par tout le monde. On voit que tout le monde veut que les IPAC réussissent ici au bloc; on est très bien intégré.e.s. »
Laureline Winter cheffe d’équipe en gynécologie et plastie, a aussi contribué à la formation des nouvelles recrues. Elle forme les infirmiers et infirmières en salle, et fait le lien entre les chirurgiens et chirurgiennes et les autres corps de métier.
« Ça faisait longtemps qu’on l’attendait. Il y a eu beaucoup de départs, et ça n’a pas été facile. C’est très décourageant d’assister à des vagues de départ. Mais là, les gens restent, on a une belle équipe. Tout ce qui se passe en ce moment est très satisfaisant. Ça fait du bien! »
Jean-Nicolas Hébert-Bouchard, ICASI Matériel, s’assure de la disponibilité du matériel nécessaire pour chacune des opérations prévues au bloc, ainsi que de la formation sur le matériel.
Il a joué un rôle clé auprès des infirmiers, infirmières, chirurgiens, chirurgiennes et chaque membre de l’équipe des salles d’opération pour permettre l’ouverture de cette salle.
« Aujourd’hui, on atteint des objectifs que l’on s’était fixés il y a 6 ans. On y arrive enfin! Ça fait du bien, ça vibre un peu. À 3 ou 4 salles, on voit peu de gens circuler, alors que là on se sent vraiment dans un bloc opératoire. Vivement la 6e! »
Caroline Lessard, inhalothérapeute et coordonnatrice, partage ce sentiment : « C’est surtout pour les patients et les patientes qu’on fait tout ça. C’est depuis que Magalie est arrivée que ça a changé! L’arrivée de toutes ces infirmières a changé beaucoup de choses. »
De son côté, Magalie Corfias-Boulogne ne cache pas sa fierté pour son équipe, et sa reconnaissance envers le travail et les efforts que chacun et chacune de ses membres ont déployés pour faire de ce projet, une réalité.
« L’équipe a travaillé très fort pour faire fonctionner le bloc avant de pouvoir recruter, et aussi pour accueillir, intégrer et former les nouvelles personnes… Tout le monde est motivé, tout le monde se mobilise.
De mon côté, je veux que les gens puissent exprimer leurs talents, et brillent à leur juste valeur.
J’adore l’humain! Quand on voit que tout le monde se réalise et s’implique, c’est comme de la magie! »
Comme de la magie… comme l’ouverture d’une salle d’opération qui fonctionne déjà à plein régime.
5 commentaires
Bravo à tous, fière de vous !
Félicitations à toute votre équipe !
Bravo! Une belle dynamique d’équipe finit toujours par attirer le monde à venir travailler la.
Bravo à toute l’équipe et un grand merci pour la synergie nécessaire avec l’UFN!
Félicitations à toute l’équipe!