Communauté CCSMTL
—
Le Sommet Climat Montréal est le rendez-vous annuel de la collectivité montréalaise pour faire un bilan des avancées concernant les engagements précédents, et des progrès qui restent à faire pour que la Ville de Montréal atteigne ses objectifs climatiques, tout en renforçant sa résilience face aux changements climatiques d’ici 2050.
La 3e édition du Sommet, intitulée « Faire plus, faire mieux, plus rapidement », a rassemblé pas moins de 900 participants et participantes d’horizons différents, qui tendent vers le même objectif : la lutte contre les changements climatiques.
Le réseau de la santé et des services sociaux (RSSS) avait d’ailleurs sa place dans un bon nombre de panels et de présentations qui se sont échelonnés sur deux jours. Plus précisément, le panel « Meilleures pratiques pour la transition : S’inspirer du milieu de la santé » a permis à différents CIUSSS et établissements non fusionnés de s’exprimer.
Tous étaient là pour démontrer leur mobilisation en matière de climat et faire état des avancées dans le but d’inspirer et d’outiller d’autres industries à en faire de même.
Andrès Larrea, agent de planification, de programmation et de recherche à la direction des services techniques, nous explique que les îlots de chaleur affectent les bâtisses de manière différente et le CCSMTL est justement dans un processus d’analyse des effets des aléas climatiques pour chaque installation pour savoir où concentrer ses efforts.
Parmi les exemples cités, les résultats d’un audit de l’Hôpital St-Mary’s ont révélé que 6 salles d’opération produisent 1 tonne de déchets par semaine. Cela représente 11 kilos de déchets par patient ou patiente!
À Montréal, près de 100 000 membres du personnel du réseau de la santé et des services sociaux doivent se déplacer de la maison au travail et entre les sites. Sans compter que les usagers et usagères ont aussi besoin d’effectuer des déplacements.
Comment minimiser l’impact de tous ces déplacements? Un pensez-y-bien.
« Nous travaillons dans des structures imposantes » — Docteur David Kaiser, chef médical à la direction régionale de santé publique, a conclu le panel en concluant que le partage des pratiques entre nous, et l’intérêt que portent d’autres parties prenantes à ce sujet étaient encourageants. Du moment que nous comprenons que nous nous engageons en grand nombre dans la lutte, on peut s’épauler et s’entraider. Et tout avance mieux.
Lors de la seconde journée, c’est la santé publique qui était aux premières loges avec la participation de Docteure Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique de Montréal, au mot d’ouverture et à plusieurs panels de discussions.
Docteure Drouin a aussi souhaité laisser la relève parler.
« Il est inspirant de constater que les adultes de demain se préoccupent et s’investissent déjà pour améliorer leur situation et celles de leurs concitoyens. Ce sont les générations futures qui vivront avec les conséquences de nos décisions. Il est donc tout à fait naturel de leur laisser la place pour s’exprimer et de les inclure dans nos processus décisionnels. Nous souhaitons faire de la place aux leaders de demain tout en considérant nos propres expériences et constats. »
La DRSP a réitéré ses engagements pour l’année 2024. Elle travaillera, entre autres, sur l’élaboration d’un plan d’adaptation régional aux changements climatiques (PARC), à la suite de la publication du rapport sur la vulnérabilité territoriale et populationnelle régionale aux changements climatiques (VRAC).
En somme même s’il est toujours possible de « Faire plus, faire mieux, plus rapidement », le CCSMTL, par ses nombreuses interventions, démontre sa posture de leader en matière de lutte contre les changements climatiques.