Communauté CCSMTL
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Des enfants tout sourire qui jouent dans la rue en sortant de l’école sans se soucier des voitures. L’image est étonnante, mais c’est pourtant ce qui se produit tous les vendredis à l’École Saint-Benoît dans le quartier Ahuntsic à Montréal.
À la sortie des classes, la rue est sécurisée et elle se transforme en terrain de jeu : hockey, corde à danser, jeunes qui dessinent sur le bitume à la craie, écoliers qui rentrent à la maison en trottinette ou en vélos, parents qui discutent.
La rue-école est un projet de recherche-action, initié par Katherine Frohlich, professeure titulaire à l’ESPUM et chercheuse au CReSP, et chapeauté par le CCSMTL.
Plusieurs autres partenaires sont impliqués, dont la Ville de Montréal, le Centre d’écologie urbaine (CEU), le SPVM et l’Université de Montréal.
Le fonctionnement est simple : des bénévoles, des parents dans ce cas-ci, sont posté.e.s aux barrières pour informer les automobilistes de la fermeture temporaire. Ceux-ci peuvent traverser la rue-école en suivant un bénévole et en respectant la vitesse de 5 km/h.
Plusieurs intervenants et intervenantes du milieu, chercheurs, chercheuses, participants et participantes du projet ont pu vivre l’expérience de rue-école, pour en constater les bienfaits.
« D’ouvrir de nouveaux espaces publics autour d’une école, ça crée une communauté avec les parents, les professeurs, ça crée de nouveaux liens entre les élèves. Ça crée une opportunité non structurée pour qu’ils soient ensemble pour jouer », explique sur les lieux Katherine Frohlich.
Les bienfaits constatés sont grands. En plus de l’apaisement de la circulation automobile, les enfants sont plus motivés à se rendre à l’école le vendredi, et encore plus, en transport actif.
Une direction impliquée
« Les enfants sont vendus au projet. Cet après-midi, ils nous faisaient appeler leurs parents pour rester à la rue-école, il y en a qui arrivent plus tôt le matin, qui arrivent en trottinette ou en vélo. Ça les motive grandement à venir à l’école. », explique le directeur de l’école, Denis Boivin.
« Il y a un impact sur la réussite scolaire, on a été capables de mettre des chiffres sur ça. », ajoute-t-il.
Pour Nathalie Goulet, conseillère d’arrondissement dans Ahuntsic-Cartierville, ce type de projet a de nombreux avantages.
« Ça permet de donner une place dans la ville aux enfants. Ils sont des citoyens à part entière qui doivent se sentir bien dans leur ville. Pour nous c’est super important. […] Il y a beaucoup de partenaires impliqués : la STM doit être d’accord, le PDQ 27 dans le quartier, le CEUM. Le projet est connu maintenant et les bienfaits sont connus. », assure Mme Goulet.



Crédit photo : Joëlle Simard-Lapointe, Université de Montréal
Besoin de bénévoles
Il demeure toutefois un enjeu : le projet ne peut se faire sans bénévoles, qui peuvent être des parents, mais aussi des résidents du quartier par exemple.
« On fait [la rue-école] une journée par semaine, mais ce n’est pas parce que nous ne voulons pas : c’est le manque de bénévoles. J’aimerais être capable d’avoir assez de gens pour être capable de fermer la rue le matin, le soir, deux, trois, quatre, cinq jours par semaine, ce serait idéal. », ajoute le directeur de l’École Saint-Benoît, Denis Boivin.
3 commentaires
Wow, j’aurais voulu avoir accès à ces belles activités dans mon jeune temps après l’école ! BRAVO!
Pour plus d’informations sur le Centre de recherche en santé publique (CReSP) et pour en savoir plus sur ses nombreux projets de recherche qui mènent à ce type d’initiatives, visiter le http://www.cresp.ca
Belle initiative pour les jeunes. Bravo!