Direction des services techniques
Direction de Approvisionnement et logistique
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Cette année encore, et essentiellement en raison de l’augmentation du coût de la vie, les Canadiens et Canadiennes s’attendent à ce que leurs cadeaux du temps des Fêtes leur coûtent entre 8 et 13 % de plus que l’an dernier. C’est ce que nous révèlent différents sondages.
Or, 71 % des personnes ayant répondu aux sondages disent que l’inflation a modifié leurs habitudes d’achat de cadeaux, les incitant — entre autres — à chercher les promotions, mieux planifier leurs achats et moins acheter. Les sondages montrent également que les Québécois et Québécoises ont tendance à moins dépenser.
Voilà une bonne note pour le Québec et une excellente nouvelle pour le portefeuille… et la planète!
De quoi ravir Guillaume Moreau, APPR, Bureau de santé environnementale et développement durable (SEDD) et Stéphane Turcotte, conseiller cadre à la Direction de l’approvisionnement et de la logistique (DAL), que le Rendez-vous du CCSMTL a rencontrés pour discuter développement durable et approvisionnement responsable en cette période de frénésie des Fêtes.
L’objectif de la rencontre : inciter les gens à réduire les achats et acheter de façon écoresponsable, tant dans leur vie personnelle que professionnelle. Vaste projet, direz-vous! Mais, si on y réfléchit bien, cet objectif est très réaliste et peut être atteint!
Qu’est-ce que l’approvisionnement responsable?
Il s’agit d’un nouveau programme que la direction Approvisionnement et logistique (DAL) a mis en place pour s’assurer que les requérants ajoutent des indicateurs d’approvisionnement responsable sur les plans économique, environnemental et social pour tout ce qui touche les acquisitions de gré à gré ou encore dans les appels d’offres publics.
L’objectif principal visé est de faire en sorte que, d’ici 2028, 50 % des achats effectués par le CCSMTL aient un indicateur de développement durable quelconque (par exemple : achat local).
L’approvisionnement responsable, c’est aussi prôner la réduction des achats et cesser de commander certains articles. Le plus grand défi? La connaissance des gens en ce qui a trait à ce qui existe au chapitre du développement durable et de l’approvisionnement responsable.
C’est souvent un obstacle pour mettre en place des programmes qui fonctionnent. Changer les habitudes, ce n’est pas toujours facile et certain.e.s y résistent un peu. Il y a beaucoup d’éducation et de communication à faire pour faire pencher les réfractaires vers l’approvisionnement responsable. Il faut que les gens soient intéressés à sortir de leurs pratiques et habitudes. Mais c’est parfois perçu comme ajouter une couche supplémentaire au travail qu’ils ont à faire.
Le partage, c’est fondamental
La notion de partage entre équipes et directions est aussi au cœur de l’approvisionnement responsable et du développement durable. Par exemple, au bureau de la SEDD, l’équipement est partagé avec d’autres équipes de la DST. La question à se poser : qu’avons-nous à partager? Il peut s’agir d’une imprimante, d’une plastifieuse ou autre. On évite ainsi d’en acheter plusieurs et, surtout, on développe des liens! Partageons!
Il faut se poser la question : qu’est-ce qui est plus profitable pour l’environnement? Il faut cependant faire la part des choses et il est difficile parfois de savoir ce qui est plus profitable sur ce plan. Des méta-analyses révèlent — et on le sait déjà — que tout ce qui est à usage unique est déconseillé, dans la mesure où l’on peut, évidemment, faire autrement. Nous devrions acheter des produits réutilisables, car ils représentent une bonne solution pour diminuer l’impact environnemental. Et c’est la même chose dans notre vie personnelle. Stéphane et Guillaume mentionnent également les comités Éco-CMDP et le comité de pertinence clinique et d’action environnementale du CMDP/DSPAMU, des initiatives de médecins du CCSMTL ; des cliniciens qui font campagne, notamment, pour une utilisation responsable du matériel (comme avec la campagne « Se ganter avec soin », par exemple, pour une utilisation écoresponsable des gants). Bref, tout le monde y met du sien. Le développement durable et l’approvisionnement, cela touche tout le monde.
L’autre objectif consiste à nous faire réfléchir sur nos actions comme consommateurs et sur leur impact. Et en cette période des Fêtes, le sujet est tout indiqué. Stéphane et Guillaume préconisent de poser des gestes écoresponsables (tant au bureau qu’à la maison), et ce, sans changer quoi que ce soit à la magie, bien au contraire!
Par exemple : En offrant des produits locaux ou faits maison ou en dénichant des cadeaux de seconde main (en visitant les friperies par exemple, qui regorgent d’objets en excellent état). Alors que l’on sait que le recours aux banques alimentaires a augmenté de façon fulgurante, une merveilleuse idée est d’offrir un don pour Noël pour les personnes dans le besoin, ou encore d’offrir, par le biais de la fondation Santé urbaine, des repas ou des aliments préparés à HND pour Hôpital Solidaire, une initiative phare du CCSMTL. L’instauration d’une culture d’approvisionnement responsable et de développement durable est bien amorcée au sein du CCSMTL!
Revenons à l’idée derrière tout ça : le partage. C’est l’essentiel. Acheter moins, mais acheter judicieusement. Prioriser ce qui nous rapproche sur le plan humain et social. Revoir notre façon de consommer. Et lorsque vient le temps d’emballer des cadeaux, pourquoi ne pas réutiliser les papiers et sacs d’emballage déjà reçus, de fabriquer des emballages originaux à partir de matériaux que l’on a sous la main¸ d’utiliser des retailles de papier peint ou de tissu ou d’anciennes affiches de papier? Si l’espace le permet, gardez les boîtes — toutes petites ou plus grandes — lorsque vous en avez. Elles peuvent s’avérer très utiles et cela vous évitera d’en acheter.
Il faut penser à l’avenir et se rendre à l’évidence : les changements climatiques ont déjà un impact sur notre façon de consommer, sur la disponibilité des stocks et sur le coût des denrées de toutes sortes.
À cet égard il faut faire preuve de résilience, mais continuer de maintenir une qualité de soins et de services même si nous devons — et devrons — consommer autrement. Avec une bonne sensibilisation aux enjeux, on peut réduire les impacts.
Les gens pensent que leur apport individuel ne fait pas le poids dans la balance. Ce n’est pas le cas. Par exemple : Le CCSMTL, c’est immense! Sa communauté est équivalente au nombre d’habitants de Saint-Lambert, soit plus de 23 000 personnes! Une petite ville! L’établissement négocie des contrats d’achats de plusieurs millions de dollars. C’est donc à dire que le CCSMTL, par son poids, peut faire changer les pratiques à grande échelle (par exemple : préconiser de meilleures pratiques économiques et environnementales pour les fournitures de produits de soins, faire adopter des pratiques conformes aux normes environnementales, inciter à recourir à l’économie circulaire, etc.), créant ainsi un impact sur la société. C’est un travail concerté et nous devons tous viser le même objectif. Les établissements de santé ont le devoir, par la loi et par leur mission même, de gérer avec efficience et efficacité les ressources humaines, informatiques, financières, matérielles. Or, cette gestion efficiente est aussi dans le but d’améliorer les déterminants sociaux, la qualité de vie des communautés et de l’environnement autour, de même que la qualité des soins. Et nous devons tous y prendre part et réfléchir sur la façon d’améliorer l’environnement tout en maintenant la personne au cœur de nos actions, des valeurs centrales au CCSMTL.
Comme on peut le constater, approvisionnement responsable et développement durable sont inséparables! C’est presque le cas aussi pour Stéphane et Guillaume qui travaillent en étroite collaboration. Et il s’en fait des choses pour alimenter cette culture d’écoconscience au sein de l’établissement! Il s’en fait tellement que ces derniers aimeraient partager et publiciser ces projets porteurs pour mieux les faire connaître.
Ce sera à suivre dans le Rendez-vous du CCSMTL!
Nous vous souhaitons un merveilleux temps des Fêtes empreint de joie et de partage.