La Semaine des Mercis se déroule du 17 au 21 mars. C’est une période idéale pour rappeler l’importance de la reconnaissance dans notre milieu de travail.
Vous aussi, dites merci à celles et ceux qui illuminent vos journées!
Pour envoyer un message sur la plateforme Semaine des mercis, cliquez ici. (Plateforme accessible uniquement sur le réseau du CCSMTL)
Vous pouvez aussi envoyer une carte conçue spécialement pour l’occasion. Pour cela, téléchargez le modèle de carte de votre choix sur la page extranet de la Semaine des mercis.
Direction des Ressources humaines
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Travailler dans le réseau de la santé, c’est un peu comme être un super-héros ou une super-héroïne sans cape. Vous avez des capacités hors du commun et le talent de composer avec les priorités multiples qui constituent votre quotidien. Vous avez surtout l’aptitude, et aussi la tâche, d’équilibrer tout ça : les patients et patientes, les usagers et usagères, les urgences, les collègues et, parfois, une machine à café capricieuse.
Mais même les plus solides d’entre nous ont besoin d’un coup de pouce pour se prémunir contre l’épuisement professionnel (le redouté burnout). Que vous soyez membre du personnel clinique ou administratif, sur le terrain ou dans nos bureaux, ou même encore en télétravail, votre engagement est sans conteste essentiel, mais il peut aussi être une source d’épuisement.
C’est précisément en ces périodes éprouvantes que la reconnaissance au travail revêt toute son importance. En effet, c’est souvent un réflexe de vouloir se replier sur soi lorsque les choses vont mal, alors qu’au contraire, les relations bienveillantes et significatives sont nos meilleures alliées pour traverser la tempête et deviennent bien souvent des ressources inestimables.
Dans cette perspective, exprimer sa reconnaissance – ou en recevoir – devient un levier puissant pour atténuer le stress et prévenir l’épuisement professionnel, tout en contribuant à instaurer un environnement de travail plus sain, plus motivant et plus humain.
La reconnaissance : un outil contre l’épuisement professionnel
Le syndrome d’épuisement professionnel, ou burnout, est une réponse à un stress chronique mal géré au travail. Il se manifeste par un épuisement émotionnel, une perte de sens au travail et une diminution du sentiment d’accomplissement personnel.
Des recherches démontrent que l’absence de valorisation constitue un facteur aggravant de cet épuisement. Une récente étude révèle que les ressources psychosociales comme la reconnaissance et le soutien social jouent un rôle de premier plan dans l’atténuation de l’impact des exigences professionnelles sur l’épuisement.
Une autre étude publiée dans le Journal of Occupational Health Psychology a mis en évidence le fait qu’un environnement de travail où les employés se sentent valorisés réduit de manière considérable les niveaux de stress et d’épuisement.
Comment intégrer la reconnaissance au sein de nos équipes?
La reconnaissance est une action et une responsabilité partagée par tous et elle peut se traduire par toutes sortes de petits gestes. Voici quelques pistes pour cultiver la reconnaissance tant entre collègues qu’envers soi-même.
Entre collègues
- Le mot magique : « Merci »
Un simple « merci » peut illuminer la journée de quelqu’un. Qu’il s’agisse d’aide pour transporter une pile de dossiers ou encore du partage du dernier beigne de la boîte, n’hésitez pas à exprimer votre gratitude.
- Valoriser les contributions
Lors des rencontres d’équipe, prenez le temps de souligner les réussites individuelles et collectives ou de remercier vos collègues. Ce geste crée une ambiance propice à la motivation et à l’enthousiasme.
- Pauses café en duo
Profitez de ces instants de répit et de pause pour discuter avec des collègues. Ces moments informels d’échanges, souvent perçus comme de simples conversations, sont des occasions précieuses pour renforcer les liens sociaux et offrir, par des mots ou un geste, un soutien moral discret mais non négligeable.
Faire preuve de reconnaissance envers soi-même
Chaque jour, vous changez les choses dans la vie des patients et patientes et de leurs familles, ainsi qu’auprès de vos collègues. Il est essentiel de prendre un moment pour prendre conscience de l’importance de vos propres contributions, qu’elles soient petites ou grandes, et de mesurer l’impact positif que vous générez.
L’auto-reconnaissance passe également par le respect de ses propres limites. Se donner le droit de prendre une pause, de s’accorder des moments de répit, est une forme de respect envers sa propre santé et à son bien-être.
Un pas vers un climat de travail plus sain
Favoriser et promouvoir une culture de la reconnaissance contribue à réduire le stress et à prévenir l’épuisement professionnel. Dans un établissement comme le nôtre, où les exigences et les défis sont nombreux, il est essentiel de valoriser chacune des personnes qui nous entourent et de cultiver un environnement de travail empreint de bienveillance.
En mettant en place des pratiques de reconnaissance simples mais empreintes de sens, nous pouvons tous et toutes contribuer à créer et à maintenir un milieu de travail épanouissant, plus motivant et plus humain.
2 commentaires
Après une expérience douloureuse dans un CHSLD (sans mentionner son nom), où j’ai été exposée à toutes sortes d’injustice et de discrimination, j’ai perdu confiance en tout le monde et sombré dans une dépression.
Cependant, je tiens à remercier chaleureusement l’équipe du 3ᵉ Sud/Nord du CHSLD Armand Lavergne pour leur soutien inestimable. Grâce à eux, j’ai pu oublier cette mauvaise expérience et retrouver confiance en moi ainsi qu’en les autres.
Comme il existe des personnes mauvaises qui peuvent vous faire détester votre lieu de travail, il y a aussi des personnes formidables qui vous font aimer votre métier et le plaisir de travailler avec elles.
À travers ce message, je vous dis un immense MERCI pour votre bienveillance et votre professionnalisme.
Pour avoir récemment choisi de réintégrer mon ancienne équipe, j’ai toujours constaté que la reconnaissance et la valorisation faisaient partie du quotidien. Toutefois, c’est ailleurs que le bât blesse. En apprenant récemment que, faute de budget, notre service ne pourra plus mener ses activités (formations provinciales aux intervenants du réseau et hors réseau), on en vient à se demander si la haute sphère reconnait réellement notre travail. J’adresse sans hésitation un MERCI de coeur à toute mon équipe qui porte la mission à bout de bras.