Direction Qualité, évaluation performance et éthique
Direction générale adjointe — Santé physique générale et spécialisée
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La bienveillance et la compassion sont des valeurs fondamentales dans nos milieux de travail où l’humain est au cœur de notre mission. Pourtant, nous sommes toutes et tous susceptibles de vivre un « écart de bienveillance » : un moment où notre capacité à faire preuve de compassion semble s’affaiblir.
Ces écarts sont souvent liés à plusieurs facteurs, tels que la surcharge de travail, la fatigue, le stress, l’accumulation émotionnelle, ou la répétition mécanique de procédures et de techniques, au point d’oublier que pour les usagers ou usagères, chaque rencontre est une expérience inédite.
Ces écarts surviennent souvent sans même que nous en ayons conscience, lorsque nous nous désensibilisons et perdons de vue la dimension humaine qui se trouve au-delà des personnes face à nous.
Reconnaitre ces écarts est un pas important dans la bonne direction, et nous invite à nous recentrer sur les valeurs fondamentales qui nourrissent notre engagement.
Comprendre nos déclencheurs
La première étape pour mieux gérer les écarts de bienveillance consiste à identifier ce qui les déclenche, que ce soit dans notre environnement externe ou en nous-mêmes. Quelles situations, dans notre vie personnelle ou professionnelle, mettent notre bienveillance à l’épreuve? Y a-t-il des types de comportements ou de personnes qui provoquent en nous une réaction négative?
Prendre le temps de répondre à ces questions nous permet de mieux nous connaître, de mieux comprendre nos réactions et d’identifier des stratégies concrètes pour limiter ces écarts ou, du moins, les reconnaître rapidement avant qu’ils ne prennent le dessus.
Recharger notre batterie de bienveillance
Parfois, un petit geste peut changer le cours d’une journée. Reconnaitre qu’un évènement vécu le matin risque d’affecter le reste de notre journée peut nous inciter à agir en amont et faire preuve de prévention : demander de l’aide à un.e collègue, prendre une courte pause, ou simplement verbaliser ce que l’on ressent. Ces petits réflexes peuvent éviter que notre batterie de bienveillance ne se vide complètement.
Mieux réagir face à l’irritation
Face à une situation irritante, il est essentiel de s’interroger : ai-je tendance à réagir avec fermeture, impulsivité, ou manque d’empathie? Mieux comprendre notre mode de réaction, nous permet de développer notre capacité d’autorégulation, afin de rester aligné.e.s avec nos valeurs, même dans les situations tendues ou difficiles.
La bienveillance n’est pas un état permanent, mais une ressource qui doit être nourrie et cultivée continuellement. Pour pouvoir l’offrir aux autres, il faut d’abord se montrer bienveillant.e envers soi-même et accepter ses limites.
Dans nos milieux exigeants, cette vigilance est un levier indispensable pour continuer à offrir des soins et des services où l’humain est toujours placé au centre.
L’accueil : un moment clé où la bienveillance peut être mise à l’épreuve
Accueillir des usagers et usagères, c’est aussi faire face à leurs émotions, qui sont parfois marquées par la déception, l’inquiétude, la frustration ou l’impatience. Face à ces réactions, il peut être difficile de maintenir une attitude ouverte et bienveillante. Ces moments ne sont pas toujours faciles à vivre, mais ils peuvent aussi devenir des occasions de renouer avec le sens de notre rôle. Car derrière chaque comportement difficile se cache une personne qui espère être entendue.
En cultivant une posture d’ouverture, en prenant quelques secondes pour respirer avant une interaction, ou simplement en se préparant mentalement à accueillir l’autre. Autant de gestes qui peuvent contribuer à préserver notre capacité à offrir une présence sincère pour l’autre et un accueil de qualité.
Consultez la boite à outils De tout cœur avec vous pour plus d’information sur la bienveillance.
Un commentaire
Bravo! Ce contenu de rappel partagé doit être communiqué plus souvent!