Communauté CCSMTL
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Depuis juin 2023, Marie-Claire Goulet est l’un des visages familiers que croisent les usagers, usagères, visiteurs, visiteuses et membres du personnel de l’Hôpital Notre-Dame. Bénévole dévouée, elle cumule plus de 460 heures de service, offrant écoute, repères et sourires à celles et ceux qui franchissent les portes de l’entrée principale.
Ancienne employée de l’Hôpital Notre-Dame, Marie-Claire a choisi de poursuivre son engagement envers le réseau de la santé et des services sociaux sous une autre forme : le bénévolat. Un rôle qu’elle assume avec bienveillance et professionnalisme.
«Je suis une personne privilégiée. Le bénévolat est ma façon de redonner. Si je peux faire bénéficier les autres de mes connaissances acquises au cours des années, pourquoi pas. Je trouve important de donner au suivant.»
Tout au long de notre rencontre, Marie-Claire est demeurée attentive et disponible aux usagers et usagères. Une occasion en or de la voir interagir avec plusieurs personnes, et de confirmer qu’aucune situation ne lui résiste. Chaque question a trouvé réponse. Grâce à elle, les visages préoccupés ont fait place à des sourires reconnaissants.
Aperçu d’une rencontre touchante, avec ce repère de l’Hôpital Notre-Dame.
Comment décririez-vous votre rôle?
«Aider. Le premier visage que les gens voient quand ils entrent à l’hôpital, c’est nous, les bénévoles.
Il y en a qui arrivent avec plusieurs requêtes, plusieurs rendez-vous. Mon rôle est de les aider, de faire les liens, de trouver un fauteuil roulant si nécessaire, de les accompagner quand ils ont peur de l’ascenseur. Je suis là pour les rassurer, parce que plusieurs arrivent stressés, anxieux. Ils viennent chercher un résultat et ils ont peur. Ils viennent passer un examen et ils ont peur. Ils ne connaissent pas l’hôpital et ils ont peur de se perdre.
Je suis ici pour les aider, mais aussi pour faire le petit plus, et pas eulement leur donner la direction. Je veux bouger, je veux marcher, je veux accompagner. Je pourrais demeurer assise derrière le bureau d’information, mais non. Je me tiens debout et en action.»
Quelle est votre principale source de motivation?
«Changer la vie des gens pour quelques instants. Je n’ai pas la prétention de changer leur vie complètement, mais assurément pour quelques instants. Quand ils me sourient, quand ils reviennent à la fin pour me remercier et me donner des nouvelles. Il y en a beaucoup qui reviennent nous voir, nous les bénévoles. Et quand on fait le petit plus pour les aider, les gens sont vraiment reconnaissants.»
Racontez-nous l’une de vos grandes fiertés.
«J’ai deux histoires à te raconter. La première concerne un monsieur âgé. Il se tenait debout dans l’entrée, avec un sac et une canne. Il avait l’air perdu. Je suis allée le voir et j’ai fini par comprendre, parce qu’il était d’origine italienne et parlait très peu français, que sa femme avait été admise à l’hôpital en ambulance. J’aurais pu lui dire que l’urgence était en bas, mais je suis descendue avec lui. Je l’ai invité à s’asseoir. Je suis allée voir la personne au triage et je suis partie à la recherche de madame. Je suis ensuite venue chercher monsieur. Quand elle a vu son mari et que son mari a vu sa femme, l’expression sur leur visage… J’en ai encore des frissons.
La deuxième concerne un monsieur qui habitait à 2 heures de Montréal. Il avait rendez-vous à l’hôpital pour une infiltration, en plein hiver. Quand je me suis présentée à lui, il m’a pris la main et il m’a dit qu’il n’y avait plus de stationnement à proximité. Il pensait retourner chez lui. Je l’ai invité à s’asseoir et je lui ai dit que j’allais essayer de l’aider. Il avait stationné sa voiture dans le débarcadère devant l’hôpital. Je suis descendue à la sécurité pour leur expliquer la situation. Je suis ensuite allée en radiologie pour leur expliquer le tout. Je leur ai dit que monsieur avait un rendez-vous et qu’il ne pouvait pas laisser sa voiture dans le débarcadère très longtemps. Les radiologistes m’ont répondu : “Amenez-le, on va lui faire son infiltration tout de suite.” J’ai demandé à monsieur de m’informer lorsqu’il repartirait pour que je puisse en informer la sécurité. Il était tellement heureux! Avant de partir, il est venu me prendre la main et il m’a dit que j’avais changé sa vie ce matin-là.»
Quelles sont vos passions en dehors de votre implication bénévole?
«Les voyages et la culture. Mon conjoint et moi avons la chance d’être abonnés à des groupes de théâtre. J’aime visiter les musées, aller au cinéma. Je vois pratiquement tous les films québécois. Je vais principalement au cinéma Beaubien, un cinéma de répertoire que j’aime beaucoup.»
Quels sont vos incontournables pour profiter de l’été à Montréal?
«Je marche beaucoup dans la ville. J’aime me déplacer pour voir et visiter les quartiers. Je me promène partout et je visite. L’été, je voyage à Montréal plutôt qu’à l’étranger comme il fait très chaud. J’aime beaucoup me rendre au Jardin botanique. Je me trouve un petit coin à l’ombre et je lis.»


Merci à nos 1 801 bénévoles. Présentes dans plusieurs de nos installations, ces personnes s’engagent chaque jour à rendre le parcours de soins et de services de nos usagers et usagères plus accessible, chaleureux et humain.
La prochaine fois que vous croiserez Marie-Claire ou une autre personne bénévole, prenez un instant pour la remercier du rôle essentiel qu’elle joue au sein de notre établissement.
Le défi est lancé!
6 commentaires
Bonjour Mme Goulet,
Merci pour votre engagement citoyen! Avec votre sourire et votre gentillesse, les usagers sont chaleureusement accueillis, et surtout bien dirigés avec bienveillance et douceur. C’est un plaisir de vous rencontrer quelques jours par semaine.
Merci beaucoup pour votre beau commentaire.
Merci Madame Goulet d’effectuer une différence au quotidien à l’hôpital Notre-Dame. Merci de votre aide précieuse pour les usagères et les usagers. C’est un plaisir de vous cottoyer au quotidien et d’échanger quelques phrases lorsque l’on peut.
Merci.
Merci à tous les bénévoles!!!
Une rencontre des plus inspirantes !
Merci madame Goulet et à l’ensemble des bénévoles qui œuvrent au sein de l’organisation.
Je croise Madame Goulet très régulièrement à l’entrée du Pavillon Lachapelle.
Toujours souriante, ses yeux scrutent l’environnement à la recherche d’usagers qui semblent désorientés ou inquiets de se présenter dans notre grand hôpital. C’est tellement rassurant pour nos usagers de savoir que quelqu’un est disponible pour les aider et les accompagner.
Merci Madame Goulet d’être fidèle au poste, c’est toujours un plaisir de vous croiser !